Cette nuit là, je n’ai pas attendu que s’éteigne la dernière pluie pour fermer le livre, oublier les ratures de beaux récits qui s’ennuient, et partir, laissant sur les bureaux déserts du labeur d’avant la nuit, une porte grande ouverte.Les pas au devant de la petite pluie fine, sur le seuil du château - comme ils disent-, le souffle sans encombre, j’ai compté les élans réprimés. Noir, nuit, néons auréolés. Le temps de poser quelques pas sur la nuit tombée puis…Là. Patiente, ferme et fébrile, la clé pesant de tout son poid sur le creux de ma main, l’ombre paralyséé sur le désordre de l’appartement. Là, à temps, discrète, soucieuse et voleuse de sorts, de chants, de rires jetés en vrac à la surface de l’écran dont je me suis détournée pour t’entendre murmurer, pour t’entendre lutter contre le jour, lutter contre l’ennemi, contre le voyage accompli. Derrière la petite porte par laquelle on ne sort pas, quelqu'un me répète que non, ce n’est pas ta voix.
Chez moi.
Noir, nuit, néons et date butoir. Tiroirs que l’on ferme à double tour sur les gestes stupéfaits. Ironie. Tâter la langue rapeuse de tout ceux qui se sont dérobés. Goûter la froideur langoureuse d’un trop tard, puis, simplement, prendre son temps, en ramener jusqu’à soit la chaleur traîtresse, la moiteur, la paresse…D’abord, j’ai noué d’une main libre le petit ruban de feutre au creux de mes reins dessinant la belle boucle que l’on ourle une fois pour toute. Sur ma cuisse tendue vers un geste dont je ne me souviendrais plus, j’ai hissé un voile d’ombre et de soie blanche. Puis, j’ai cerné mes yeux du pourpre profond de nos nuits d’été ; souriante, dans le coin d’un miroir que j’avais brisé – je répète, écoute moi - brisé de mes mains alors fortes de ne t’avoir pas connu. Et éblouie, atone, glacée, j’ai recommencé, saluant l’habitude de chacun de mes gestes par le silence unique et profond dont cette nuit là, tu m'as hornée. Souviens toi.Réveil contre les voix éclatées dans les infinies facettes de verres où se reflètent encore une fois, encore une nuit, nos faces fébriles. Ils rient vers l'infini. Puis, je me réveille et bute à nouveau sur ta voix, ta voix à la place de la porte. Quelqu'un me répète que non, ce n'est pas toi. L’écho d’abord puis le blanc comme une main ingénue, sa main enfin, comme en plein rêve, sa main sur ma peau ; sa main sur la page. Doucement. Je l’écoute. Elle. Parle moi encore une foi de cette langue que je ne connais pas. Elle, déesse de ta Terre, les cheveux tressés retraçant les frontière de mon pays, de ta patrie. Elle, maintenant, le geste furieux à me prendre la gorge, à m'arracher la voix sur ces moignons amorphes qui nous servent de mémoire. Alors, j'ai tourné les talons à renverser les trottoirs. J'ai fuis, marché, marché bête et folle, sans apercevoir les empreintes je j’avais laissé sur ce chemin, celui - pourtant - des « premières fois ». A nouveau, j’ai compté, posé mes pas sur l’échos hurlant de tes pensées qui ne se disent mais s’écrivent, j'ai carressé la silhouette chiffonnées de tes aveux de papiers. Oui, j’ai marché sur le silence d’après la fête, d’après l’attente, j’ai marché sur la face trouble et décharnée des trottoirs fatigués. Puis, d’un revers de main, j’ai relevé mon jupon, l’ai débarrassé de la petite pluie des grandes occasions. Car cette nuit là, Mon amour, je me suis fait belle pour ces innombrables jours où tu ne seras pas là.
samedi 31 mars 2007
Panorama 6 - Impasse
mercredi 28 mars 2007
Aller-Retour
...trois jours que je cours les routes et compte les rails, des roues dans la tête et les idées clouées à la cime des arbres déplumés.
Pleins phares sur le ciel voilé, pleine nuit en plein jour. J'ai les objectifs décentrés.
Mais après tout, c'est toujours ça de gagné sur les pas mesurés, sur les panneaux qui nous grignotent le bout des pieds.
Impossible de s'arrêter.
Je tire le fil de mes idées sur la langueur des trottoirs, sur les voies où ne règne que l'ombre de vos temps d'arrêt. Je vais sans me soucier sur des voies, vides comme la Lune est ... sanguine
...trois jours. Et je roule, et je cours au rythme de mes obsessions volatiles.
Pleins phares et légèreté, c'est toujours ça de gagné sur le silence de la page blanche...
Paix.
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lundi 26 mars 2007
Conversation-2

Quelques mots nous attendent encore ici, rieurs et ridés des folies devant lesquels l'instant conscent à s'incliner. Que reste-t-il du pouvoir que chaque soir une autre absence nous contraint d'exercer ? Appeler, pour ne jamais répondre, mais s'accrocher à la force fébrile d'une note que l'on nomme Unisson. Posons nos points fatigués sur le creux de la nuit et calmement, attendons. Attendons que se rallume le bel écran de mot fuyants. Main froide sur la ville. Le balcon qui décompte les aspérités du vent, le calme derrière les fenêtres, le calme de la paume alanguie contre le verre espion, la rage amie de celui qui nous contemple, de celui qui ment, de celui qui ne voit derrière nos appels que la face informe de l'horizon. De l'autre côté de la rue, surprendre les pas d'une danseuse éperdue ; toujours assez folle pour tendre son visage à la vue des rayons d'un soleil prisonnier des sentiers battus. Mais toujours nos poings sur le creux de la nuit, sur le calme du ciel, sur l'illusion, sous le mur du son. Le corp battu, rincé, irradié par nos gestes sourds Mon amour.
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vendredi 23 mars 2007
Hasard
"Je porte en mon coeur
Comme un coffre que l'on ne peut ouvrir
Tous les lieux où je me suis trouvé
Tous les ports où je suis arrivé,
Tous les paysages que j'ai vu à travers les fenêtres ou les hublots,
...
Et tout cela déjà tellement grand, est bien peu comparé à mon désir."
Fernando Pessoa
Quelques mots extraits de la lettre d'un grand ami vivant assez loin d'ici. Un message fortuit. Et pourtant...
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Conversation

"Tous, ils le font exprès. Ils nous guettent, nous taquinent et nous mentent. Ils nous ont rattrapé. Je crois qu’ils se cachent et les regarde qui s’entortillent dans le fil du téléphone, dans le revers de ma main froide sur le mot que tu viens de figer. Je te demande de répéter, tu ne réponds pas. Le reflet qui se tord à la surface de l’écran, l’écran qui nous regarde, acqueux, fade et bleu, l’écran devenu vieux parce qu’il noie son vide dans nos yeux stupéfaits. C’est eux ! Tu ne me crois pas. Des équilibristes sur le fil de l’ampoule qui vibre, croit brûler mais grille. Eux, maintenant, sur le fil de ta voix que je n’entend plus, que je n’entend pas. C’est qu’ils se prennent pour l’aube, dressée sur les lieux que l’on souhaite à demi mot, nous, hésitant à rompre leur marche lisse, leur marche lente, leur marche de morts, par le possible d’un ici, d’un ens… ensevelis ! Je n’entend plus, je n’entend pas, je répète qu’au fond de ta voix, lointaine comme sont vieilles les raisons de nos gestes, persistent les détours et les petits pas de voyages qui n’en finissent pas.
Ils avancent, te tiennent la main, m’occupent l’esprit, à gauche dans la rue des trois K.
Ils sont là, charrient derrière eux leurs noms lancinants et pompeux ; déclinant en 5 lettres leur langue éteinte dans la bouche de celui qui n’avait pas encore pensé le jour de leur naissance ; posant sur ta rue, sur ta ville, sur mon rêve, leur ombre mobile à la place de la nuit, limpide. Je ne sais plus. Je maudis le jeux de leurs échos. Je refuse de les prendre au mot. Avouer que le temps traîne à leur pied parmi tous les objets qu’ils nous ont volé. Et qu’ils ne gardent que les quelques lettres de leur face improbable !"
Ce soir, mon amour, je ne dors plus. J’écoute frapper à ta porte, je fixe l’ombre de ma main levée sur les murs dissimulés de la maison miroir et je parle. Je parle à nos silences d’opale, à nos rages d’hiver, je parle, pour ne plus oublier ces voyages qui n’en finiront jamais.
Ils avancent, te tiennent la main, m’occupent l’esprit, à gauche dans la rue des trois K.
Ils sont là, charrient derrière eux leurs noms lancinants et pompeux ; déclinant en 5 lettres leur langue éteinte dans la bouche de celui qui n’avait pas encore pensé le jour de leur naissance ; posant sur ta rue, sur ta ville, sur mon rêve, leur ombre mobile à la place de la nuit, limpide. Je ne sais plus. Je maudis le jeux de leurs échos. Je refuse de les prendre au mot. Avouer que le temps traîne à leur pied parmi tous les objets qu’ils nous ont volé. Et qu’ils ne gardent que les quelques lettres de leur face improbable !"
Ce soir, mon amour, je ne dors plus. J’écoute frapper à ta porte, je fixe l’ombre de ma main levée sur les murs dissimulés de la maison miroir et je parle. Je parle à nos silences d’opale, à nos rages d’hiver, je parle, pour ne plus oublier ces voyages qui n’en finiront jamais.
mardi 20 mars 2007
de Prêche et de Fureur

Ils étaient dix, ils étaient cent, ils étaient là.
D'abord renoncer à comprendre le geste et le visage de ceux qui ont usurpé nos sens ce soir là. Avouer enfin que nous y consentions. Tous, le souffle court, la parole par dessus les épaules, contre le feu de la nuit tombée - sonore - puis,...
Monter ces chevaux domptés par la corne qu'ils lèvent seulement lorsque, nous, gardons les yeux fermés. Les paupières lourdes sous les sabots en furie. Et c'est ainsi que l'on compte, que l'on compte les petites mains, levées vers des ciels de ferrailles et de lumières brûlées, les ciels multiples, des ciels déguingandés. Garder les yeux fermés. Désarçonner. Lune, laiton et néons déversants la parole sacrée. Ruer à l'envers des lois qui font que le sol tient encore sous nos pas. Hurler. Hurler aussi vite que l'on écrit et suivre au grand galop la parole qui mobilise les 10 échos. Jeter l'ancre dans les reflets éclectiques de leur Black Mirror. Tenir la marche et garder assez de force pour que résonne encore dans nos paumes le souvenir naissant de ces Ocean of Noise. Mais qui tient encore la cadence? Wake Up et Avance! Marcher aussi vite que l'on écrit les voix liquides et les cris inAaaaccomplis. N'attendre qu'une chose: que le Livre s'ouvre, que l'Ecriture des écritures rue à nouveau sur la glose inutile des hommes assis.
Et seulement alors, dire à ceux qui nous ont vu, "Que la nuit n'oublie jamais ceux qui sont passé sous les Arcades de Feu".
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dimanche 18 mars 2007
Dormir comme un Ange

Un rêve ce n'est rien. Rien d'autre que les relans d'une idée fixe et volatile, obligée de se drapper de reflets violets pour passer la fenêtre de notre chambre, voleuse et avide qu'elle est d'y dérober un peu de cet a-temps que la nuit réserve à nos sens. Perte de connaissance, temps gagné sur la journée à rêvasser des limites de sa réalité, méprise, oubli du monde, des êtres, des lieux, des objets que la "magie" du rêve nous force à prendre par la racine. Dire aujourd'hui que le rêve est étrange, troublant, révélateur et incantatoire reviendrait à arranguer la parole de Galillée à l'époque des hommes sur la lune et des femmes in-vitro-fécondées. Le rêve de chacun ne trahit rien d'autre que la situation de tous, et a finalement - malheureusement - si peu d'importance...
Pourtant, aujourd'hui, je me lève, m'étire, vérifie qu'à ma fenêtre ne cogne rien d'autre que la lumière molle d'un dimanche midi, me lève une nouvelle fois et songe -pour de vrai cette fois- au rêve que je viens de chasser. Contempler sans limites les plis d'un lit défaits.
Chez moi, le chez moi d'il y a trois ans. Mon appartement, pourtant éclairé avec l'avarice des sols trop bas dans les villes trop hautes, mes photos un peu sourdes, mes voiles un peu las, mon piano sur de sa voix et tout ce qui aujourd'hui signifie pour moi les années muettes mais satisfaites du crépuscule de l'enfance. Nostalgie.
J'étais donc chez moi, à deux pas d'y arriver en tout cas, longeant le couloir trop étroit aux boîtes au lettres trops larges sur lesquels souvent je m'étais griffée, peu importe. Dans les rêves seuls les pressentiments sont vrais. Je revenais d'un long voyage, énième déclinaison de mon Est, mon amant, ma ville miroir et son nom en trois K...évidemment. Et au bout de ce couloir ce n'était pas la joie de me retrouver chez moi, ni même l'inquiètude mêlée de triste impatience de déplier bagage, qui devaient m'accueillir mais bien un pressentiment qui se trainait à mes pieds sous la forme stoïque, imparable d'une traînée de lumière sur le pas de ma porte qu'en partant j'avais tout simplement...oublié de fermer. Pleins phares, carnage, tapis retourné, fenêtres béantes dégeulants des nuits de beuveries anonymes, frigo encombré de "tout à jeter" et les touches de mon piano arrachées. Drame, larmes, et points serrés mon amant à mes côtés. Autrement, j'aurais dit que l'on m'avait volée, mais puisqu'il s'agissait d'un rêve, je dirais plutôt que l'on m'avais usurpée.
Une voisine - pour le coup faisant totalement partie de la petite fiction que tissait ici ma nuit - témoignait: une jeune fille avait vécu, fêté, baisé, salopé et même sappé la voix à 100 cordes de mon autre bien-aimé. Une jeune fille "au regard électrique" m'avait remplacée. Mais en même temps n'étais-je pas là, avec mes valises, mon amant, le souvenir lointain qu'un jour j'avais vécu dans cet appartement contre la réalité encore toute proche de décors vus en voyages et étrangers - ceux-là relevant bel et bien de ce que j'appelle le rêve réel- ... Comme j'avais ouvert la porte à l'impatience de mon amant venu me "découvrir" chez moi, n'avais-je pas invité les usurpateurs à s'introduire et à vivre dans les marques que, le faisant presque exprès, je leur avais laissé. Oui, j'ai provoqué l'usurpation de mon identité en décidant de partir, de voyager, de fuir puisque dans les rêves il est impossible de mourir ; et qu'on ne me force pas raconter ici l'épisode de la chute qui n'en finit pas que chacun à un jour vécu au fond des draps.
Les draps, justement, de même que le "hasard" de l'heure nous arrache au rêve, il faut une bonne raison de s'en extirper. Ce matin, après mon insignifiante petite fiction, un film. Un film où celui qui joua bien souvent les fous, les désaxés, les beaux et intouchables à se damner, voyage et fuit. David (Jack Nicholson) Locke fuit à travers l'europe, à travers les maisons de Gaudi, les places de l'Andalousie faites de vides, de sueurs mélangées et de poussière devenus les Temples qu'érige Antonioni. Mon rêve m'a guidé jusqu'au regard de l'autre Michelange. Pourquoi David Locke fuit? Que fuit-t-il? Aussi bête à dire qu'impossible à filmer: David Locke se fuit et devient le clandestin de sa propre vie. Il est celui qui, sur une route bouffant des arbres à n'en plus finir sous les roues de sa décapotable, dit à la jeune fille -l'accompagnant d'une adorable et incroyablement cinématographique naïveté- de regarder vers l'horizon qui s'éloigne lorsque celle-ci lui demande justement pourquoi il fuit. David fuit ce qu'il a accomplit, la destinée brillante et sans écart d'un grand reporter d'un observateur faiseur d'images et de mots qui trahissent la réalité lisse et afutée. Comment? En usurpant l'identité d'un traficant d'arme. Un homme qui, lui, touche à des choses concrètes, quand David ne tâte que la réalité fragile des mots et images. Ainsi, cet homme ne connait pas la peur, n'a jamais gouté la grande précarité de la vie mais surtout, cet homme ressemble à s'y méprendre à David Locke, au seul détail près qu'il est un peu plus gros, un peu plus empétré dans la matière des choses. Et le jour où, par un de ces hasards qui n'existe pas, Dieu lui a tendu les bras en le laissant mourrir paisiblement dans ses draps, David prend sa place, usurpe son identité, et sans savoir où il va décide de poursuivre sur la route inconnue de cet autre Moi.
Mais la route ne change pas, vue à l'endroit ou à l'envers du vent qui bat à la décoller de la terre, cette route ne change pas. David n'échappe pas, il détourne, il usurpe, il se déguise et ment pour vivre, pour mieux affronter et peut-être pour ne pas se tromper. Puis il s'arrête enfin, sa décapotable ivre de poussière et de soleils qui suffoquent derrière les kilomètres. David s'allonge sur le lit d'une chambre d'hôtel, dans la position du mort qu'il a usurpé, prêt à dormir du long sommeil des satisfaits comme on commence un beau rêve, un véritable rêve qui celui-là n'en finira jamais.
Je me réveille dans les draps de l'habitude, dans le décor que j'ai construit et souhaité - oui, avec toute mon âme, oui, échaffaudé. On ne rêve que de ce qu'on a déjà vécu. J'ai rêvé de ce que j'ai vécu et c'est sûrement de là que vient cette nostalgie qui m'encombrait au levé.
"Petite fiction sans fond vas-tu me laisser en paix?!"
Une question alors, comme celle que nous force à poser la fuite de David Locke, le reporter, l'homme du vrai et du danger. Qui, dans mon histoire, a été réellement usurpé? De l'identité de qui, la violation d'un lieu qui ne m'appartient plus depuis longtemps, s'est-elle jouée? Dans ce rêve, les bras de l'amant me rassuraient, comme le regard de la jeune fille porté vers l'horizon qui s'éloigne, évitait à David de répondre de sa fuite....
Un blanc, un silence, un temps à re-conter, une réponse qui ne nous sera pas donnée tant que des draps nous ne sommes pas extirpés ; tant que les yeux ne sont pas fixés sur le récit de la journée stoppé par les gestes de la veille.
Ici, j'ouvre les yeux encore une fois, sur ce film qui me permet d'entendre encore la parole de cette voisine qui avait vu aller et venir dans mon appartement, la jeune fille au regard électrique...
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